Montréal, le 20 février 2009 − La ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures, Mme Monique Jérôme-Forget, annonce que le gouvernement se retire du plan de restructuration d’Attractions Hippiques. » L’annonce du refus, par les hommes de chevaux, d’entériner le plan de restructuration qui leur a été présenté par le syndic de faillite RSM Richter, témoigne que les discussions sont vouées à l’échec « , a affirmé la ministre.
Depuis 1995, les gouvernements ont versé plus de 400 millions de dollars en subventions pour soutenir l’industrie des courses de chevaux. Malgré cette aide, l’industrie poursuit son déclin. L’évolution du pari sur les courses de chevaux en témoigne. Le pari, d’une valeur de 345 millions de dollars en 1980, a chuté à 136 millions de dollars en 2008. De plus, 80 % de ces sommes sont pariées sur des courses tenues à l’extérieur du Québec et présentées sur écrans dans les Hippo Clubs. Manifestement, ce divertissement ne représente plus le même attrait pour la population.
Au moment où les finances publiques subissent les contrecoups de la situation économique mondiale et que les besoins de la population en éducation et en santé exigent toujours plus de ressources, le gouvernement constate qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un soutien financier de l’Etat aux courses de chevaux.
Il appartient toujours à la Cour supérieure de se prononcer, le 9 mars prochain, sur la suite des activités d’Attractions Hippiques.
Advenant la fin des activités d’Attractions Hippiques, la ministre entend discuter avec ses collègues ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation des mesures d’aide à mettre en place pour les travailleurs et éleveurs touchés par cette situation. Le gouvernement s’assurera que ces mesures transitoires puissent être rapidement mises en oeuvre.
Dans un tel cas, Loto-Québec retirerait les 265 appareils de loterie vidéo présents dans les hippodromes de Montréal et d’Aylmer. Pour ce qui est de Montréal, ceci permettra de réduire de manière significative l’offre de jeu dans une zone socioéconomique fragilisée.
» Les activités de courses de chevaux ne font pas partie des missions essentielles de l’Etat. Il est toutefois de la responsabilité du gouvernement d’offrir des mesures d’aide transitoire aux travailleurs et aux éleveurs de cette industrie « , a conclu la ministre Jérôme-Forget.
Source : Catherine Poulin
Attachée de presse
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