A vous…Passionné(e)s !!!!

A vous…Passionné(e)s !!!!

« Je ne résiste pas à l’appel de son coeur,

Son regard guide mes pas puisqu’il est mon bonheur,

Si je devais mourir, j’emporterais un nom,

Qui serait le symbole de La Rose au crayon,

Enrenné au sulky, l’étalon s’est paré,

De ses plus belles couleurs, celles qui me font rêver,

Si mon souffle est coupé, le sien s’est ravivé,

Il affronte ses aînés, je lui voue ma fierté.,

J’ai hâte de revoir, je me languis du jour,

Où son nom ornera le plus beau des parcours… »

J’ai l’esprit romantique ce soir…Serait-ce dû à ce prix d’Amérique…Il n’y était pas mais je n’ai pas oublié ce cheval…On a tous un cheval de coeur, voire deux, voire plusieurs…

Je ne sais pas pour vous mais j’ai comme qui dirait un petit cheval qui me trotte dans la tête…

« Tout a commencé, hier…Enfin presque…Comme bon nombre d’entre vous, ma folie cheval a commencé dès la naissance…Je me suis retrouvée haut perchée sur le dos d’une poulinière Boulonnaise à tout juste deux ans…On dit de moi que je riais…M’en souviens plus mais tout ce que je sais, c’est que cette passion est en moi et qu’elle ne me quitte pas… » A votre avis, est-ce-que je parle de moi…Là n’est pas ma question. Simplement, quand je croise bon nombre d’entre vous, sur les hippodromes, sur les routes, dans les écuries, dans les haras, je me pose toujours cette même question: « D’où vient cette passion pour le cheval? »

Me dis alors que c’est inné, que cette attirance pour le sublime n’est ni génétique, ni soudaine mais qu’elle est en nous…Et tous ces noms, ces Général du Pommeau, ces Offshore Dream, ces Jag de Bellouet, ou ces Prince Gédé…Pourquoi me font-il rêver? Et ces Saxo de Vandel, ces Ready Cash, sans oublier ces yearling que je croise et qui me bouleversent…Pourquoi? Je pense qu’il n’y a pas de réponse.

Un jour j’ai croisé le chemin d’une dénommée « Rochette du Bois ». Je l’ai montée, afin qu’elle se défoule. En aucun cas, je n’ai les compétences d’un professionnel mais « il » m’a fait confiance. Elle a changé ma vie puisqu’elle m’a fait découvrir le monde du trot. Je n’avais pas 15 ans…Il en faut peu pour décupler une passion.

Le destin : On dit de lui que c’est un fil sur lequel on marche, les yeux fermés, sans éprouver ni peur, ni crainte, ni remord. Pas à pas, on suit les mots du coeur, de la pensée, ce qui est au plus profond de soi, en toute confiance. Je l’ai vécu, et je ne le regrette pas. Ce soir j’avais juste envie d’écrire ces mots…Vous écrirai encore quelques pensées…

Hélène Maillard

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