En direct de San Siro : ADRIAN CHIP se fait la voix
Retour aux courses après 7 semaines en immersion totale dans le monde l'ovalie.
Flexion, stop, touchez, entrez.
C'est une belle ville Milan.
Il faut juste éviter le Duomo, cette meringue géante prétentieuse.
Ou alors pour monter sur son toit et se remémorer cette scène mythique de "Rocco et ses frères" (pour les plus jeunes lecteurs de Newstrot, précisons que ce Rocco là n'est pas un acteur de film x mais le ténébreux Alain Delon).
Direction San Siro, celèbre pour son stade de football Giusepe Meaza qui accueille l'Inter et le Milan AC, des ennemis intimes.
Les jours de match, on entend les clameurs : normal le stade et l'hippodrome sont distants de 20 mètres, la largeur d' une rue.
L'hippodrome, en pleine banlieue résidentielle, est menacée régulièrement de banqueroute ; les banques créancières l'ont d'ailleurs saisi, mais le site est en zone inconstructible, bien fait pour eux.
On vient en métro, un moyen de transport où le paiement du ticket est reservé aux touristes japonais et à eux seuls.
Beau temps, pas un souffle d'air, assistance clairsemée et piste entre dure et très dure.
Difficile de ne pas se souvenir que c'est ici qu' est née la légende de Varenne, ce jour de 1999 où agé seulement de 4 ans, il terrassait le tenant du titre du Prix d'Amérique, une certaine Moni Maker, excusez du peu.
L'histoire était en route.
Une de ses filles, IDOLE DI POGGIO, a du s'en souvenir en remportant facilement l' Orsi Mangelli des femelles.
Là point de légende, mais ADRIAN CHIP, un second d'Hambletonian, quelques années après Scarlet Knight, le premier cheval en Europe à avoir épinglé cette mythique épreuve.
Vu l'opposition du jour, on s'attendait à un succès aisé, de fait il fut ridicule de facilité.
Au petit trot dans la batterie (1'12"2), puis juste un petit coup d'accélérateur dans la finale : 400 mètres sur le pied de 1'10" et tout le peloton se retrouve en marche arrière.
Les italiens ont été inexistants en l'absence d'INFINITIF dont la rumeur sur le champ disait que sa carrière de courses était terminée, et pas seulement en Italie.
Sinon, l'histoire d'ADRIAN CHIP n'est pas banale car il a été élevé par un Amish, un type qui n'a meme pas l'électricité !
Et il appartient à Peter Forsberg, la légende suédoise du hockey NHL, un garcon qui brasse quelques millions de dollars chaque année (et qui fut le propriétaire de Tsar d'Inverne déjà chez Robert Bergh).
Donc ADRIAN CHIP, qui aurait pu finir attelé à une carriole et battre le record du monde pour aller à la messe du dimanche (!), a préféré opter pour le sulky Full Carbon.
Dieu est grand !

