En direct de Milan : la boucle est bouclée
Dernier déplacement de l'année à l'étranger.
Un peu le meme sentiment que l'on avait jadis début septembre avant de reprendre l'école.
Un peu triste de quitter ses amours de vacances, mais content de retrouver les copains.
Et puis San Siro c'est plein de bons souvenirs, des nuits passées au Lac de Come et des bouteilles de Grappa jusqu'au bout de la nuit.
Atmosphère tristounette sur le chemin, car le match de l'Inter est annulé ; la foule se presse quand meme.
Il faut dire qu'une fois de plus, un suppporter est mort, vraiment le football est pourri à la racine.
Au moins nous au Stade Francais, on va se "torcher" bras dessus bras dessous rue Princesse avec les anglais et la bière a bon gout (surtout quand comme samedi, "on leur a marché sur la gueule" - il n' avait qu'a pas nous avoir brulé Jeanne d'Arc).
Bon, retour au course : jamais je n'avais vu un grand prix devant un public aussi clairsemé, je ne suis pas certain qu'il y avait 1.000 personnes (et pourtant l'entrée est gratuite!).
Avant la course, j' avais un présentiment : OISEAU DE FEUX allait gagner.
D'habitude, quand j'entends ce genre de voix (comme Jeanne - cf supra), l'élu finit "huitième bien couru"...
Quoi dire, que Jean-Michel Bazire a encore drivé une course d'anthologie : au début, il n'a pas cherché à suivre quand tout le monde était ventre à terre ; ensuite, il a eu des nerfs d'acier en spéculant sur le fait que TORVALD PALEMA ressortirait de la corde ... ce qu'il fit ; enfin, venu à trois dans le dernier tournant et un peu en difficulté (OISEAU DE FEUX toise 1m70 au garrot !), il a repris un dos pour tout renvoyer dans la ligne droite.
Jean-Michel Bazire est désormais dans le top 5 européen et il n'est pas usurpé de dire que c'est le n°1, qu'on l'apprécie à titre personnel ou pas.
Moi qui l'ait vu débuter au monté sur des chevaux d'André Dreux (le père d'Yves), force est de constater qu'en 2007 il m'a stupéfait.
Sinon, OISEAU DE FEUX n'aurait pas éteint une bougie après l'arrivée, son lad était fou de joie, moi aussi d'ailleurs.
Il rejoint au palmarès des légendes du trot, les VARENNE, MONI MAKER, VICTORY TILLY, TORNESE, TIMOTHY T et coté frenchie les OZO, ROQUEPINE, UNE DE MAI, JORKY, IDEAL DU GAZEAU, NOBLE ATOUT (dernier francais au palmarès il y a 21 ans, ca ne nous rajeunit pas).
Il faut saluer les choix judicieux dans la conduite de sa carrière faits par Fabrice Souloy, un très grand tout simplement.
S'il ne lui arrive rien, OISEAU DE FEUX pourrait bien "casser la baraque" en 2008 à l'étranger.
Une bien belle conclusion pour cette année 2007 en demi-teinte, mais le cauchemar de 2006 s'est un peu éloigné (gagnants des trois plus belles épreuves disqualifiés pour controle positif, du jamais vu).
On a bien pris l'air et on va mettre les appareils photos dans le placard.
Bon je vous laisse, je vais féter mon anniversaire, c'est peut etre le dernier !
Il faut dire que j'ai vu tous les Prix d'Amérique à Vincennes depuis Eleazar...
Patron, un Jack Daniels !

