Dopage

Les révélations faites par plusieurs organismes d’informations européens ces dernières semaines ne vont pas faire de bien à l’image du sport. Athlétisme, cyclisme, tennis, football, courses hippiques, la gangrène est partout. Les affaires de dopage, de paris truqués, se multiplient et le discrédit est tel que, désormais, le commun des mortels fait plus confiance à des machines qu’à des organismes biologiques sous contrôle médical et sous influence mafieuse. Plus personne ne peut croire aujourd’hui en la régularité des compétitions puisque les meilleurs ne sont plus les premiers, puisque les valeurs de l’entraînement, du travail, sont bafouées par les champions de l’escroquerie et du truquage. On nous ment chaque jour, dans tous les domaines et ceux qui cautionnent ce système pervers en sont, bien sûr et forcément, les principaux bénéficiaires.

L’ampleur du phénomène est telle que le dégoût a découragé les compétiteurs les plus propres car, aujourd’hui, c’est marche ou crève ! Ceux qui ne sont pas au top de la performance à tout prix et de sa ribambelle de moyens et d’obligations, ceux-là ne gagnent plus et ne gagneront plus jamais, sauf le jour où les tricheurs auront parié sur "les tocards" ! Propos paranoïaques me direz-vous ? Pas vraiment, mais une chape de plomb est posée sur le couvercle de la boîte de Pandore.

Dans le monde des courses, le problème se pose de façon de plus en plus pressante chaque année. Evoquons à titre d’exemple le cas de Kieren Fallon, jockey drogué au centre de multiples affaires de courses truquées, celui de Halling Joy, lauréat du Grand Steeple de Merano, suspecté de dopage, les rumeurs venues de Suède concernant un contrôle positif concernant Kool du Caux, le cas Louis Baudron… Il n’y a pas de fumée sans feu et il est temps de s’attaquer aux racines du mal en répondant à des questions simples et en mettant en œuvre des moyens efficaces et dissuasifs.

Nous l’avons suffisamment souligné, le sport hippique est le plus contrôlé au monde en terme de nombre de prélèvements effectués mais, visiblement, cette action de masse est défectueuse sur le plan qualitatif. Quelles sont les substances contrôlées systématiquement ? Quelles sont celles qui ne sont pas contrôlées ou pas systématiquement contrôlées ? Les professionnels, les vétérinaires, sont-ils au courant de ces listes, ont-ils accès de manière légale ou non à des substances prohibées ? Existe-t-il des réseaux d’approvisionnement en "substances miracles" ? Existe-t-il des "docteurs Mabuse", des sorciers, des magiciens dans le monde des courses, des gens qui proposent des produits et des protocoles illicites qui garantissent une amélioration des performances des chevaux ? Toutes ces questions qui hantent les nuits des turfistes et de certains professionnels, c’est aux instances dirigeantes des courses et de la lutte anti-dopage d’y répondre.

Certains scientifiques réclament haut et fort la mise en action de moyens policiers de haut niveau pour traquer les tricheurs et mettre en évidence les filières et les circuit de produit. Dans le monde de la compétition, où l’argent coule à flots pour les gagnants, les secrets les plus précieux sont bien gardés ; ceux qui ont une longueur d’avance ne vont certainement pas crier sur les toits la recette miracle. Nous sommes bien loin des bases éthiques du sport !

L’ampleur de la tâche fait peur, mais il est impératif de revoir de A à Z la politique anti-tricheurs dans le sport hippique. Qui prendra en charge ce dossier ? Il y existe un fossé entre soins et dopage, mais les règles doivent être claires et connues de tous afin de mettre tous les athlètes sur un pied d’égalité dans leur assistance médicale potentielle ; c’est ici la base incontournable d’un véritable sport. Aujourd’hui, en tout état de cause, ces conditions ne sont pas réunies et il ne faudra pas pleurer quand les courses seront montrées du doigt et perdront leur popularité auprès des parieurs qui auront bifurqué vers d’autres jeux plus "fiables", aux apparences plus équitables. Visiblement, il n’y a pas le feu au lac et la lenteur des réactions témoigne forcément d’un manque de volonté réelle. Silence, on s’enrichit…

http://www.lechevaldunet.com/Reportage.aspx

Le Bijou de Bégé contrôlé positif !

Il s’agit de la première grosse tâche du meeting d’hiver 2007-2008 de Vincennes. Le Bijou de Bégé aurait en effet été contrôlé positif lors de sa victoire du 8 novembre dans le huppé Prix de l’Ile d’Oléron. Ce jour-là, rapidement installé en tête par son jockey Philippe Masschaele, le fils de Bijou du Bignon avait contrôlé la course de bout en bout, détaché, en tambour major, loin devant ses rivaux, faisant alors grosse impression. Lors de sa sortie suivante, Le Bijou de Bégé n’a pas été vraiment capable de confirmer dans le Prix Paul Buquet (4e). Pour l’heure, la SECF n’a pas délivré de communiqué officiel afin de "tordre le cou" à cette rumeur insistante. Cela veut-il dire que ces bruits d’écurie sont fondés ? Toujours est-il que si Le Bijou de Bégé est officiellement déclaré positif suite à cette tentative, cela pourrait mettre un coup de freins à l’entraîneur Jean-Michel Baudouin, qui enchaîne les victoires avec la totalité de ses protégés. Preuve en est, il a signé pas moins de 11 succès en seulement deux semaines. Une forme pour le moins insolente…

Duc de Reve – 19 Décembre, 2007 – 20:17